C’est la première question que l’on nous pose, souvent avant même de parler du projet. Et la réponse honnête a de quoi frustrer : cela dépend. Demander le prix d’un site internet sans préciser ce qu’il contient, c’est un peu comme demander le prix d’une rénovation de maison dans le centre de Dinan sans l’avoir visitée. Entre un coup de peinture et la reprise complète d’une longère, le même mot recouvre des chantiers qui n’ont rien à voir.
Plutôt que d’avancer un chiffre qui ne vaudrait pas pour votre situation, nous préférons vous expliquer de quoi est fait un budget de site internet. Avec ces repères, vous saurez lire un devis et repérer les offres qui cachent quelque chose.
Pourquoi les devis varient autant
Deux devis pour « un site vitrine de cinq pages » peuvent être très éloignés, et honnêtes tous les deux. L’écart tient presque toujours au périmètre. Le premier prestataire part d’un modèle graphique qu’il adapte, le second dessine une maquette pour vous. L’un intègre vos textes tels que vous les lui envoyez ; l’autre les réécrit pour qu’ils soient lus par vos clients et compris par Google. Il arrive aussi qu’une formation et un suivi soient prévus d’un côté, quand l’autre proposition s’arrête le jour de la mise en ligne. Et l’hébergement comme la maintenance peuvent être inclus, facturés à part ou tout simplement passés sous silence.
Avant de comparer des prix, comparez donc ce qui est réellement prévu.
Les postes qui composent le budget
La conception et le design
C’est le travail de réflexion et de mise en forme : organisation des pages, parcours du visiteur, maquette, adaptation au mobile. Plus il y a de pages et de gabarits différents, plus ce poste s’alourdit. Un design entièrement sur mesure demande plus de temps qu’un thème existant personnalisé, mais il vous distingue nettement.
Les contenus et la rédaction
Les textes sont le poste le plus souvent sous-estimé. Vous pouvez les écrire vous-même, ou les confier à un rédacteur qui saura les structurer pour vos clients et pour Google. C’est d’ailleurs là que beaucoup de projets prennent du retard : la page « Qui sommes-nous » que l’on repousse de semaine en semaine. Une version anglaise, utile pour un hébergeur ou un commerce touristique, ajoute un travail de traduction et de relecture.
Les photos
Trois options, aux coûts très différents : vos propres photos, des images de banques en ligne, ou une séance photo sur place. Pour un restaurant, un gîte ou un artisan, des photos vraies changent beaucoup la confiance des visiteurs. Une salle de restaurant photographiée un soir de service parle plus qu’une image de banque que l’on a déjà vue ailleurs.
Les fonctionnalités
Chaque fonctionnalité ajoute du temps de mise en place et de test :
- formulaire de contact ou de demande de devis détaillé ;
- réservation en ligne, prise de rendez-vous, calendrier de disponibilités ;
- galerie de réalisations, blog, lettre d’information ;
- espace réservé aux membres ou aux clients ;
- connexion à un outil existant (logiciel de caisse, de planning, de réservation).
La boutique en ligne
Un site e-commerce est un projet à part entière. Son budget dépend du nombre de produits et de déclinaisons (tailles, couleurs), des modes de paiement et de livraison, de la gestion du stock, des conditions générales de vente et d’une éventuelle connexion avec votre caisse en boutique. La création des fiches produits représente souvent, à elle seule, un gros morceau.
Le référencement
Tout site sérieux doit inclure un minimum : structure propre, titres et descriptions de pages, rapidité, adaptation mobile, données structurées. Un travail suivi dans le temps (contenus réguliers, fiche Google, suivi des positions) relève ensuite d’une prestation distincte, ponctuelle ou dans la durée.
L’hébergement et le nom de domaine
Ce sont des frais récurrents, généralement annuels. Ils varient selon la qualité de l’hébergement : rapidité, sauvegardes, sécurité, assistance. Un hébergement au rabais se paie souvent en lenteurs et en pannes.
La maintenance et les évolutions
Mises à jour techniques, sauvegardes, surveillance de la sécurité, petites modifications : un site vivant demande de l’entretien. Vous pouvez vous en charger après une formation, ou confier cette tâche à votre prestataire dans le cadre d’une formule de maintenance.
Raisonner en coût total, pas en prix d’achat
Le prix affiché au départ n’est qu’une partie de la dépense. Pour comparer sérieusement, regardez le coût total sur plusieurs années.
| Poste | Payé une fois | Récurrent |
|---|---|---|
| Conception et réalisation | Oui | Non |
| Rédaction et photos | Oui, à la création | Lors des mises à jour importantes |
| Nom de domaine | Non | Chaque année |
| Hébergement | Non | Chaque mois ou chaque année |
| Maintenance | Non | Selon la formule choisie, en option |
| Extensions ou licences payantes | Parfois | Souvent chaque année |
| Suivi du référencement | Possible | Selon la formule retenue |
Un site bon marché qu’il faut refaire entièrement au bout de deux ans revient souvent plus cher qu’un site bien construit dès le départ, qui évolue au fil du temps sans repartir de zéro.
Comment comparer deux devis
Posez les devis côte à côte et vérifiez, ligne par ligne :
- le périmètre : même nombre de pages, mêmes fonctionnalités, même prise en charge des textes et des photos ;
- la propriété : le site, le nom de domaine et les contenus vous appartiennent-ils ?
- les exclusions : ce qui n’est pas compris est-il écrit clairement ?
- les frais récurrents : hébergement, domaine, maintenance, licences ;
- le suivi : formation, délai de réponse, interlocuteur identifié ;
- les délais : date de mise en ligne prévue et étapes intermédiaires.
Le bon prix n’est pas forcément le plus bas : c’est celui dont vous comprenez chaque ligne.
Les pièges des offres « pas chères » et des abonnements sans propriété
Certaines formules paraissent très avantageuses au premier regard. La plus répandue est le site « offert » contre un abonnement : au bout de quelques années, vous avez souvent payé davantage que pour un site acheté, sans jamais en devenir propriétaire. Le contrat de location sur plusieurs années, difficile ou coûteux à résilier, suit la même logique. Regardez aussi au nom de qui le nom de domaine est enregistré. S’il est au nom du prestataire, vous ne pourrez pas partir avec votre adresse.
D’autres pièges se voient moins au moment de signer. Un modèle générique, identique à des centaines d’autres sites et garni de textes interchangeables. Des modifications facturées à l’unité, même pour passer aux horaires d’été. Ou l’absence de sauvegardes et de mises à jour, qui laisse le site vulnérable jusqu’au jour où il tombe.
Pour approfondir ces critères, consultez notre article sur le choix d’un webmaster ou d’une agence web.
Les questions à poser avant de signer
- Qu’est-ce qui est inclus, et qu’est-ce qui ne l’est pas ?
- Qui rédige les textes et qui fournit les photos ?
- À qui appartiendront le site, le nom de domaine et les contenus ?
- Quels sont les frais récurrents, et pour quelle durée ?
- La maintenance est-elle obligatoire ? Peut-on l’arrêter ?
- Pourrai-je modifier moi-même mes contenus, et une formation est-elle prévue ?
- Que se passe-t-il si je veux changer de prestataire ?
Obtenir un devis adapté à votre projet
Avant de demander un devis, prenez une feuille et notez ce que le site doit avoir changé pour vous dans un an : plus d’appels pour des chantiers de toiture, moins de coups de fil pour connaître vos horaires, des réservations en direct plutôt que par une plateforme. Ces quelques lignes valent mieux qu’un long cahier des charges. C’est d’ailleurs par elles que nous commençons, plutôt que de faire entrer votre projet dans une case.
Notre devis est gratuit et sans engagement, détaillé poste par poste, et nous répondons sous 24 à 48 h ouvrées. Découvrez notre offre de création de site vitrine, notre formule de maintenance, ou demandez votre devis.